Mediapro : « Toute l’industrie technique audiovisuelle assiste silencieusement à l’écroulement de ses fondations »

Par Léonidas Kalogeropoulos et Bernard Chaussegros

Dans une tribune au « Monde », Léonidas Kalogeropoulos, président de Médiation & Arguments, et Bernard Chaussegros, président de l’Observatoire de la transformation audiovisuelle, alertent sur les conséquences désastreuses que fait peser le groupe sino-espagnol sur la chaîne de fabrication de l’image télévisuelle française.

Tribune. Alors que le monde du football retient son souffle face à Mediapro, qui refuse de verser l’échéance de 172 millions d’euros prévue par son contrat de 3,1 milliards d’euros pour exploiter les droits de la Ligue 1 pendant quatre ans, une cascade de conséquences désastreuses menace le secteur du ballon rond : faillites de clubs, arrêt temporaire du championnat, non-participation aux coupes d’Europe…

Côté diffuseurs – chaînes de télévision, opérateurs télécoms –, le secteur se prépare à gérer les résiliations de milliers d’abonnés, mettant en péril le football professionnel et amateur, ainsi que tout le paysage audiovisuel français.

Coup de poker

En marge de ces victimes médiatiques du coup de poker joué par Mediapro en 2018 sur les droits du foot grâce aux « poches » supposées profondes de son actionnaire chinois – Orient Hontai Capital –, qui détient 54 % de son capital, c’est toute l’industrie technique audiovisuelle qui assiste silencieusement à l’écroulement de ses fondations à la suite de décisions prises par les anciens dirigeants de la Ligue de football professionnel (LFP), aujourd’hui démissionnaires.

La chaîne de fabrication de l’image télévisuelle française, constituée principalement de deux entreprises, AMP Visual TV et Euro Media France (EMF), s’est dotée en quelques décennies des équipements les plus modernes d’Europe pour capter et diffuser en très haute définition les événements les plus fédérateurs de la télévision, qu’il s’agisse des matchs de football, du Tour de France, du rugby, des événements officiels – défilé du 14-Juillet, remontée des Champs-Elysées des présidents élus –, sans compter les événements internationaux comme les Jeux olympiques, le Vendée Globe, les Coupes du monde…Lire aussi: Le modèle du foot français au piège de Mediapro

Ces grands moments de télévision nationaux et internationaux sont produits grâce à des technologies de pointe qui nécessitent des investissements considérables et la constitution de ressources humaines hautement qualifiées – sept cents employés permanents et des milliers d’intermittents pour un million d’heures annuelles –, ce qui place notre industrie française de l’image à l’avant-garde mondiale de ce savoir-faire.

Tous ces investissements ont pu être réalisés parce que les entreprises françaises ont pu bénéficier d’une visibilité sur l’avenir de leur marché, très concurrentiel, mais structuré autour d’événements récurrents dits « premium », le principal d’entre eux étant de loin le championnat de la Ligue 1 de football, et ce depuis les années 1980. Le football professionnel, par les volumes financiers qu’il génère, est ainsi de facto le moteur de la constitution des atouts techniques et humains d’AMP Visual TV et d’EMF, devenus de fait les outils techniques mutualisés de la télévision française.

Stratégie de prédation

Les compétitions du football professionnel, dont la gestion est confiée à la LFP, font l’objet d’appels d’offres sur les droits de diffusion bénéficiant à différentes chaînes, traditionnellement Canal+, BeIN Sports, Orange, SFR, France Télévisions, etc. Celles-ci se tournent ensuite vers les deux entreprises techniques de l’image pour réaliser les captations en fonction d’appels d’offres permettant la sélection des mieux offrants techniques et économiques.

Mais il aura suffi qu’un nouvel entrant aux moyens financiers apparemment sans limites vienne détourner les ex-dirigeants de la LFP de toute préoccupation d’intérêt général, national ou sectoriel, pour que tout l’édifice industriel se disloque comme un château de cartes.Lire aussi: Droits télé de la Ligue 1 : « La crise sanitaire a détruit le fragile édifice de l’économie du football »

Mediapro, lui-même opérateur technique concurrent des français AMP et EMF, a naturellement choisi, pour diffuser les matchs achetés à prix d’or, de confier la fabrication des images intégralement à ses propres services techniques, et de priver les deux opérateurs français de la manne footballistique.

Derrière la guerre des droits et de la diffusion, une autre bataille se joue à armes inégales, entre le numéro 2 mondial et les français, numéros 3 et 5 mondiaux, pour asseoir une suprématie sur le marché de l’image. Cette stratégie de prédation du groupe Mediapro est en déploiement dans toute l’Europe (France, Belgique, Italie, Espagne évidemment, etc.). Ses recettes sont toujours les mêmes : surenchère sur les droits de diffusion, baisse de la qualité technique et éditoriale, abolissement des barèmes salariaux locaux, vétusté des équipements, non-respect des réglementations du travail.

Un désastre

Fini les investissements de long terme des français AMP et EMF qui pouvaient compter sur le marché de la captation du championnat pour amortir leurs investissements, en offrant la pointe de la technologie chaque année aux téléspectateurs français pour le sport comme pour les autres événements nationaux.

Désormais, avec cette nouvelle configuration du marché dessinée par les choix de la LFP, les opérateurs techniques français perdent un million d’euros par mois, hypothéquant leur viabilité si cette situation perdurait. Quant à Mediapro, veau d’or d’une saison du football professionnel, on le voit désormais rétif à honorer ses échéances.Lire aussi: Football : « Il y avait des doutes dès le départ sur la solidité financière de Mediapro »

Le résultat est un désastre sur toute la ligne, dont la conséquence pourrait être la mise à bas définitive des opérateurs techniques de l’image en France. Nous pouvons désormais imaginer le 14-Juillet ou le Tour de France retransmis par un opérateur technique sino-espagnol. Ce serait non pas parce que la concurrence aura fait émerger le mieux-disant entrepreneurial, industriel ou technique, mais parce que la spéculation aura privilégié celui qui aura promis des sommes mirifiques au grand casino des droits du football.

Si tel est le résultat des décisions d’une ligue délégataire d’une mission de service public sous tutelle d’une fédération et du gouvernement, il semble grand temps que l’autorité publique reprenne les rênes de la conduite responsable des destinées de ces secteurs interdépendants, football, médias, industrie technique, qui sont au centre de notre vie nationale et de notre souveraineté, pour leur épargner ce nouveau marasme de la mondialisation non régulée.

Léonidas Kalogeropoulos est président du cabinet Médiation & Arguments.

Bernard Chaussegros est expert près la cour d’appel de Paris et des cours administratives d’appel de Paris et Versailles.

News – Bernard Chaussegros interviewer par le magazine Entreprendre

Expert dans le secteur de l’audiovisuel, Bernard Chaussegros livre les solutions envisageables pour un nouvel élan au monde de l’audiovisuel et de l’économie française. Afin de réparer les erreurs accentuées par la crise sanitaire actuelle.

C’est à la lumière de cette expertise et de son dernier livreCovid 19 : et après ?, qu’il évoque les transformations profondes subies par le secteur audiovisuel en France, et les issues favorables possibles à cette crise si la France se donne les moyens de sortir de sa dépendance économique.

Pour lire l’article

Pour vous procurer le livre de Frédéric Lefebvre et Bernard Chaussegros, cliquez ici

OTA- Petit-déjeuner débat du 19 juin sur le thème: Les Médias sont-ils sous contrôle ?

L’Observatoire de la Transformation Audiovisuelle, a le plaisir de vous annoncer son prochain petit-déjeuner qui aura lieu le mercredi 19 juin 2019 à 8h00 dans les Salons de la Questure de l’Assemblée nationale.

Nos ateliers réunissent dirigeants, personnalités politiques et décideurs des grandes entreprises médias et audiovisuelles. Ils permettent d’échanger sur les principaux sujets de l’actualité du secteur et de se projeter sur les transformations à venir, voir faire émerger des solutions opérationnelles pour faire face aux nouveaux enjeux qui se présentent.

Dans ce contexte, la thématique de notre prochain atelier portera sur :

« LES MÉDIAS SONT-ILS SOUS CONTRÔLE ? »

Parmi les intervenants, nous aurons la joie de recevoir :

• Michel BOYON, ancien Président du CSA,

• Anne-Marie PECORARO, Avocate au barreau de Paris (cabinet Turquoise),

• Pierre GODINOT, Avocat au barreau de Paris (cabinet 28octobre),

• Gilles CAMOUILLY, Ancien Directeur Général de France Ô,

Les débats s’animeront autour des enjeux suivants :

1. Un contrôle réel ou fantasmé ?
2. Liberté d’expression et liberté de la presse
3. Les sociétés du secteur audiovisuel
4. Régulation et contrôle par le CSA

Comme chacun de nos rendez-vous, nous serons reçus par la questeure et députée Laurianne Rossi.

Pour vous inscrire : event@otav.fr.

Bernard Chaussegros a été nommé Senior Advisor de Deloitte France.

Toute l’équipe de l’OTA a le plaisir de vous annoncer la nouvelle nomination de son Président :

Monsieur Bernard CHAUSSEGROS.

Ayant 30 ans d’expériences dans l’industrie des médias, Bernard Chaussegros, expert-comptable de métier, économiste et consultant, rejoint l’entreprise Deloitte afin de conquérir de nouveaux comptes dans le secteur de l’audiovisuel en France comme en Afrique. En effet, Bernard Chaussegros accompagne le Ministre de la Culture du Sénégal pour les questions liées au numérique ainsi que le Ministre de la Francophonie concernant les questions liées au développement économique.

Bernard Chaussegros, président de Smart Consulting, a occupé plusieurs postes avant de s’atteler à ses activités de conseil : PDG d’Euromédia France, Membre du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), Expert judiciaire près la Cour d’Appel de Paris et près les Cours Administratives d’Appel de Paris et Versailles dans le domaine de l’audiovisuel. Il est aussi Président du Cercle des Soutiens France au Mondial de Rugby 2023.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages qui ont pour sujet le monde de l’audiovisuel :

  • Découvrir l’audiovisuel et ses métiers, éditions ESKA, 2008
  • L’Audiovisuel de A à Z, éditions ESKA, 2011
  • Les cahiers de l’audiovisuel, Editions M&A, 2017

Communiqué de presse – « Les étoiles de l’audiovisuel »

Le 5 juillet 2018 se tenait la toute première édition de la soirée « Les Etoiles de l’Audiovisuel », à l’initiative de Bernard Chaussegros, Président de l’Observatoire de la Transformation Audiovisuelle (OTA).
Plusieurs partenaires se sont mêlés à l’organisation de cet événement, notamment le médiaClub, association réunissant les professionnels de l’audiovisuel, l’association COM MEDIA, le magazine Ecran Total, la société IMPACT Evenement, TAV et le groupe AMP Visual TV qui accueillait cette rencontre.

Motivé par la volonté de récompenser les acteurs clefs du paysage du secteur audiovisuel français, cet événement avait pour ambition de mettre en avant les professions du « backoffice » en les célébrant à travers une remise de prix.

Avant d’annoncer les lauréats, un débat a permis d’introduire l’univers de l’audiovisuel, dénominateur commun à tous les convives. Les intervenants ont alors pu converser autour de ce sujet : « Audiovisuel 3.0 : Les nouveaux métiers des contenu ».

Si le numérique a fait évoluer considérablement la manière de consommer les contenus, cette transformation a également impacté les métiers de l’audiovisuel. De nouvelles fonctions, impliquant des compétences spécifiques souvent liées au digital, apparaissent et deviennent indispensables pour toute structure mais aussi pour tous les contenus souhaitant se diffuser au plus grand nombre.

Ce débat était modéré par Alexandre Michelin, Directeur Général Délégué chez Spicee. Christian BAUMARD Co-Fondateur (Kabo Family), Paul BOUCHARD VR acquistion & international distribution (Diversion Cinema), Sophie PEREZ Directrice Adjointe aux Ressources Humaines (M6) et Hélène ZEMMOUR, Directrice du numérique (TV5 Monde) nous ont fait l’honneur d’intervenir lors de ce débat pour échanger leurs expériences et points de vue.

La très attendue remise de prix a succédé à cette première partie. Sophie Soulignac, maîtresse de cérémonie, a pu remettre les prix pour les 6 catégories. Voici les nominés et lauréats dans chacune d’entre elles :

Ressources Humaines
Lauréat : Soria Belkhir
Nominés : Valérie Bernard – Soria Belkhir – Christophe Foglio – Arnaud Lesaunier – Cécile Monthiers

Distribution
Lauréat : Morgann Favennec
Nominés : Malika Abdellaoui – Diana Bartha – Marie Congé – Morgann Favennec – Nathalie Gastone – Audrey Kamga – Géraud De Lacombe – Bertrand Lossignol – Isabelle Queme – Julia Schulte

Juriste
Lauréat : Vicky Adalbert
Nominés : Vicky Adalbert – Mathilde Auneau – Anastasia Goyer – Amandine Magnan – MarieClémence Mallecourt – Vanessa Rappoport – Cerasela Vlad

Technicien
Lauréat : Cédric Drapeau
Nominés : Emmanuel Cherrier – Franck Chevreux – Mallory Delaporte – Alain Delorme – Cédric Drapeau – Ralph Atlan

Production Junior
Lauréat : Arnaud de Crémiers
Nominés : Aude Albano – Arnaud De Crémiers – Keota Dengmanara & Diana Hentulesc – Pauline Eon – Clémentine Gayet – Anthony Lancret & Pierre Laugier – Aurélie Meimon

Prix dans la catégorie Direction de production
Lauréat : Régis Vallon
Nominés : Alison Begon – Astrid Bordeloup-Hauschild – Laurent Cavalier – Vincent Dhennin – Pierre-Marie Gadonneix – Philippine Gelberger – Alexandra Krawczyk – Ingrid Libercier – Dimitri Mendjisky – Catherine Roussel-Lucas – Régis Vallon

L’occasion a été également donnée au médiaClub de mettre en avant le Prix Daniel Sabatier, remis pour la 4ème année consécutive. Des projets de jeunes étudiant(e)s ou jeunes diplômé(e)s (-28ans) originaux et innovants ont permis ce palmarès :
1er Prix : Maxime Laure pour STALKER
2ème Prix : Samuel Lepoil pour CONTACT
3ème Prix ex-aequo : Clara Griot, Amanda Jacquel, Nani Walker & Estelle Walton pour THE LIVING ROOM
3ème Prix ex-aequo : Valentin Comte, Lorry Packo, Laurent Miler & Adrien Morisse pour STORY KEEPER

La soirée s’est terminée autour d’un cocktail, où près de 350 professionnels se sont retrouvés pour échanger. Nous remercions encore tous les participants et partenaires pour ce bel événement.

 

 

L’OTA accueilli a l’Hôtel de la Questure – Les mercredis 23 et 30 mai 2018

L’OTA accueilli à l’Hôtel de la Questure de l’Assemblée nationale pour les commissions « Social & réglementaire » et « Audiovisuel ».

Les mercredis 23 et 30 mai 2018
8h – 10h

L’OTA a pris la mesure des enjeux qui vont bouleverser le monde de l’audiovisuel dans les toutes prochaines années. Il mobilise l’ensemble des énergies et des compétences, sur tous les sujets connus ou à découvrir, afin d’anticiper au mieux les évolutions technologiques et légales, et les mettre au service de l’ensemble des protagonistes du secteur.

En quelques mois seulement, l’OTA a su fédérer les acteurs des métiers de l’image.
Auditionné par le CSA en janvier 2018, l’OTA conclura son travail de réflexion avant la pause estivale à l’Assemblée Nationale.

L’année 2017-2018 a permis d’aborder les grands thèmes suivants : Audiovisuel ; Emploi ; Convergence et transformation audiovisuelle ; Evènementiel et transversalité ; Effets spéciaux ; Francophonie ; Technique ; Innovation et filière ; Déontologie.

Les ateliers sur le statut des intermittents et sur l’audiovisuel publics respectivement présidés par Me Anne-Marie PECORARO et Gilles CAMOUILLY, ont suscité beaucoup d’intérêts et ont rencontré un grand succès. C’est pourquoi nous avons choisi d’organiser les prochains ateliers dans un lieu chargé de symboles: l’Assemblée nationale.

 

Un peu d’histoire

L’hôtel de la questure au Palais Bourbon
Le Palais Bourbon a été édifié de 1722 à 1728, sur des terrains acquis par la duchesse de Bourbon en 1720. Quatre architectes (Giardini, Lassurance, Jacques Gabriel et Aubert) se succèdent dans la direction des travaux : un style « à l’italienne » qui rappelle celui du Grand Trianon.

En 1764, le palais s’agrandit lorsqu’il devient la propriété du Prince Condé.
Confisqué en 1791, le palais est déclaré bien national. Il abrite en 1794 la future École Polytechnique avant d’être affecté en 1795 au Conseil des Cinq-Cents.
Le bâtiment est rattaché ensuite, à l’hôtel Lassay par une galerie.

Depuis 1799, le bâtiment accueille toutes les chambres basses du Parlement français.

Sous la direction de l’architecte Jules DE JOLY, entre 1827 et 1832, le palais se transforme. Aucuns travaux d’envergure n’est effectué depuis, le palais a gardé cette même physionomie.

De nos jours, L’hôtel de Lassay, siège de la présidence et résidence officielle du président de l’Assemblée nationale, est également affecté au palais Bourbon.
La « cité Assemblée nationale » couvre aujourd’hui une surface au sol de 124 000 m2 pour près de 9 500 locaux. Elle comprend, outre le palais Bourbon, trois autres immeubles réservés aux bureaux des députés et de leurs collaborateurs.

Les questeurs
En France, chacune des assemblées (Assemblée nationale et Sénat) disposent d’un collège de trois questeurs.
Le terme et la fonction de questeur ont été créé sous Napoléon III par le sénatus-consulte du 28 frimaire an XII (20 décembre 1803).
Depuis la IIIème République, l’Assemblée nationale est dotée de trois questeurs.

Les questeurs sont le reflet de la composition politique de l’Assemblée. Il est de tradition, depuis 1973, que deux d’entre eux appartiennent à la majorité, le troisième à l’opposition.

Leur mission est double au seing de l’Assemblée nationale :
– préparer, exécuter et contrôler l’exécution du budget
– gérer l’administration générale (les actifs relatifs à la gestion du personnel, les attributions des questeurs en matière sociale, la sécurité, le contrôle des accès et la circulation dans le Palais Bourbon, les attributions relatives au fonctionnement de l’Assemblée)

L’OTA auditionné par le CSA – Charte jeux télévisés – 22 janvier 2018

                                        L’OTA auditionné par Le CSA

L’Observatoire de la Transformation Audiovisuelle (OTA) a été auditionné ce lundi 22 janvier 2018 par le groupe de travail du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) en charge des « Droits et libertés-Protection des consommateurs » placé sous la présidence de Mme Carole BIENAIME BESSE, M. Jean-François MARY et M. Nicolas CURIEN.

L’OTA a été invité à présenter ses travaux sur la Charte d’Ethique pour les jeux télévisés.

Le 21 novembre dernier, les acteurs du secteur de l’audiovisuel s’étaient réunis pour présenter un projet de charte d’éthique à la presse.
Les échanges de cet atelier avaient insisté sur la nécessité de faire en sorte que les doutes soient levés sur l’authenticité des jeux. Il avait ensuite été rappelé que dans un secteur où les enjeux financiers étaient considérables, le lien de confiance entre le public et les jeux télévisés était essentiel.
Bien que plusieurs lois aient été promulguées, et autant d’actions aient été entreprises, il existe encore un flou juridique sur le secteur des jeux à la télévision.
Cette initiative de l’OTA avait intéressé plusieurs acteurs du secteur, dont Canal Plus, et des membres du CSA également présents lors de cet atelier.

Le CSA a souhaité auditionner l’OTA sur sa charte d’éthique, et poursuivre la démarche entreprise quelques mois plus tôt.

L’OTA et le CSA avanceront ensemble sur ce projet, et mettront en œuvre tout au long des prochains mois des actions concrètes pour renforcer la confiance des Français envers leurs médias.

L’OTA vous souhaite d’excellentes fêtes !

Bernard CHAUSSEGROS, Président de l’OTA, et toute son équipe vous souhaitent d’excellentes fêtes de fin d’année !

Un grand merci à toutes les personnes présentes lors de notre Think Drink de Noël ce mardi 19 décembre.
Un moment agréable de convivialité et d’échanges aux couleurs de la France comme en témoignent les images ci-dessous.

 

SORTIE EN LIBRAIRIE – Les cahiers de l’audiovisuel – Ouvrage coordonné par Bernard CHAUSSEGROS et Olivier BABEAU

Les cahiers de l’audiovisuel – MA EDITIONS
Ouvrage coordonné par Bernard CHAUSSEGROS et Olivier BABEAU

Disponible en librairie depuis le 1er décembre 2017

 

En 2009, Bernard Chaussegros, ancien président d’EuroMedia France et spécialiste du secteur audiovisuel,
et Christian Kert, Député des Bouches-du Rhône, intéressé par la gouvernance des médias, fondent ensemble un
« Club de l’Audiovisuel ». Invitant à débattre divers acteurs et décideurs du secteur, ils évoquent au fil des mois les sujets les plus brûlants de l’actualité de l’audiovisuel, les réformes nécessaires et textes de lois à faire évoluer.
Leur objectif : soutenir les activités audiovisuelles, en difficulté dans la période actuelle.

Ces Cahiers sont le résultat des exposés et échanges qui ont eu lieu durant près d’une décennie.
Il y a urgence à « oxygéner » le secteur, à lui faire vivre sa révolution et à permettre à tous ses talents de s’épanouir : écriture, réalisation, production, diffusion, etc.
Ce livre veut aider à penser les nouveaux modèles économiques d’un monde de l’image en pleine mutation.

 

 

Commander « Les cahiers de l’audiovisuel » en cliquant ICI