News – Pour préparer l’après, découvrez les « 10 commandements » de Frédéric Lefebvre et Bernard Chaussegros.

Une crise sanitaire inédite nous a frappés, révélant les failles de notre société, réveillant les consciences et générant une formidable opportunité.

Nous devons être au rendez-vous de ce KAIROS !

Version numérique disponible dès le 15 mai 2020
Version brochée le 11 juin 2020

Il est vital d’en finir avec la dépendance économique et technologique de notre pays, de réinventer la gouvernance, d’humaniser et de désintermédier le pilotage de l’État. Le temps est venu de changer radicalement notre économie, de construire un partenariat fort entre le public et le privé, d’aller vers un modèle plus humain et moins destructeur de ressources, grâce notamment au revenu universel et au télétravail.

Notre société doit davantage impliquer les citoyens dans l’économie du pays (citoyens actionnaires, par exemple), donner un toit aux plus fragiles et veiller à l’équilibre des territoires.
Les maîtres mots de cette profonde transformation sociétale sont l’anticipation, la prévention et la priorité donnée à l’humain pour plus de solidarité et plus de liberté.
Il y a urgence et les auteurs appellent à l’unité autour d’un Nouveau Contrat humaniste et durable.


Frédéric Lefebvre, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, aujourd’hui proche d’Emmanuel Macron, s’est mis « en marge » de la politique active. Avocat et auteur, il travaille sur les contours d’un Nouveau Contrat humaniste et durable.

Bernard Chaussegros, expert judiciaire et entrepreneur, expert-comptable de formation, grand défenseur des TPE et PME, anime l’Observatoire de la transformation audiovisuelle (OTA).

COVID-19 : ET APRES ? 10 commandements pour un Nouveau Contrat humaniste et durable.
De Frédéric Lefebvre et Bernard Chaussegros
216 pages. 15€. ISBN 978-2-221-25062-4
Attachée de presse : Marie-Laure Defretin, marie-laure.defretin@robert-laffont.com,
06 11 98 37 28.

Robert Laffont, Julliard, Seghers, NiL, Séguier
92, Avenue de France, 75013 Paris – www.laffont.fr

Pour précommander :
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News – Décès de Patrick Le Lay, ancien PDG de TF1

Patrick Le Lay, ancien PDG de TF1, nous quitte à l’âge de 77 ans.

Cet ingénieur de formation, qui a été à la tête de la première chaîne française de 1988 à 2008, est mort ce Mercredi 18 Mars. Patrick a en effet été l’artisan de la privatisation de TF1. Avec son binôme Etienne Mougeotte, ils l’installent comme « la chaîne plus puissance d’Europe », qui dépassait même parfois les 40 % de PDM. Ils en feront ensuite une redoutable machine de guerre : audiences très élevées, rentrées publicitaires colossales.. ils en feront alors un exemple unique de réussite dans le secteur médiatique. Au-delà d’être un patron respecté, le breton est aussi un visionnaire. Ainsi, il lance TPS avec notamment M6 et France Télévisions, bouquet de chaîne payante avec pour objectif de concurrencer Canal.
Mais le lancement de la TNT, à laquelle n’a jamais cru Patrick le Lay, a sonné également la fin de son aventure chez TF1.

L’ensemble des médias qui relaient par ailleurs la biographie de Patrick soulignent aussi sa déclaration sur le temps de cerveau disponible. Or, tous semblent en avoir oublié son contexte. C’est pourquoi , dans notre article du 13 Novembre 2017, nous contextualisions celle-ci pour en démontrer toute sa justesse, toujours d’actualité.
Pour relire notre édito, c’est par ici > http://o-t-a.fr/2017/11/13/oui-les-gafa-sont-des-media-laurent-jabiol/

News – Remise de l’insigne de Chevalier de la Légion d’Honneur pour Sandrine Roustan

MARDI 17 MARS PROCHAIN, MICHEL DENISOT, remettra l’insigne de Chevalier de la Legion d’Honneur à Sandrine Roustan,

Sandrine Roustan est DIRECTRICE DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL AU SEIN DE SHANGHAI MEDIA GROUP.

Cette remise de médaille sera faite en présence de Françoise Laborde, Présidente d’honneur de « Pour les femmes dans les médias »

OTA- Petit déjeuner du 27 Février 2020 sur le thème : « Handicap et Audiovisuel »

Chers amis de l’OTA

Nous avons le plaisir de vous convier à notre prochaine « Matinale de l’OTA » qui se tiendra Jeudi 27 février 2020 de 8h00 à 10h00 dans les

Salons de la Questure de l’Assemblée nationale.

Les dirigeants des principaux médias audiovisuels ont signé une charte élaborée par le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) par laquelle ils s’engagent à rendre la question du handicap plus visible sur les antennes.

Les signataires étant les grands groupes comme TF1, France Télévisions, M6, Radio France, les groupe Canal+ ou encore NRJ s’emploieront à « donner la parole aux personnes handicapées pour parler d’autres sujets que le handicap » ou de présenter l’handicap de façon positive. 

Dans ce contexte, la thématique de notre prochain atelier portera sur :

 « Handicap et Audiovisuel »

Une telle annonce engage, mais aussi mobilise le secteur de l’audiovisuel.

  • Quels enjeux ?
  • Quels publics ?
  • Quelles solutions ?
  • Quelles perspectives ?

Pour cet échange, nous aurons la joie de recevoir comme intervenants :

  • Nathalie Sonnac, CSA: Membre du CSA
  • Sandrine Brein, INA : Direction déléguée à l’Enseignement, la Formation et au Conseil
  • Nacer Zorgani, VIVENDI / C+ Group / Entrepreunariat social et solidaire
  • Hélène Camouilly France TV : diversité des programmes
  • Pascal Parsat, Audiens, expert culture/handicaps

Pour vous inscrire : events@o-t-a.fr

Merci de nous communiquer également vos date et lieu de naissance.

Enfin, pour soutenir notre think tank et devenir acteur du changement dans l’audiovisuel, vous pouvez vous rendre sur notre site internet ou nous contacter par mail à : events@o-t-a.fr

Parexi – Imagiland

Ce mercredi, l’investisseur Dragontoon Group, filiale hongkongaise du groupe chinois Dragontoon China, le futur exploitant Parexi, ADIM  le développeur du projet ADIM Nouvelle-Aquitaine, la Banque des Territoires et Grand-Angoulême ont annoncé la construction d’un complexe de loisirs « compact, familiale et premium » sur l’ancienne carrière Lafarge de La Couronne, près d’Angoulême. Un investissement de 95 millions d’euros, auxquels viennent s’ajouter 15 millions d’euros provisionnés pour des attractions supplémentaires.

Imagiland sera doté à son ouverture, pour les 50 ans du Festival de la BD en 2023, avec quatorze attractions majeures autour des personnages de Media Participations (Gaston Lagaffe, Yakari, Marsupilami, Valerian, Léonard, Blake et Mortimer, Boule et Bill). Le complexe est complété par un ârc nature avec canyoning artificiel et accrobranche. Le site aura son hôtel de 90 chambres thématisés BD et exploitera le lac artificiel de l’ancienne carrière avec notamment des spectacles nocturnes. Près de 200 emplois seront créés sur place.

Les investisseurs prévoient de construire sept nouvelles attractions, à compter d’une par an à partir de l’ouverture

OTA- 19/12/2019 France et Francophonie: ou comment se positionner face au marché ?

L’Observatoire de la Transformation Audiovisuelle a le plaisir de vous annoncer son prochain petit-déjeuner qui aura lieu le Jeudi 19 Décembre dans les Salons de la Questure à l’Assemblée Nationale à 8h.

Avec 300 millions de locuteurs en 2018 répartis sur les cinq continents, la francophonie est avant tout une communauté linguistique. Cinquième langue parlée au monde, le français pourrait devenir à l’échéance 2050, la deuxième langue mondiale au vu du potentiel démographique des pays francophones, en particulier en Afrique. Comment la France et le monde de l’audiovisuel se placent donc face à ce marché? La France se donne-t-elle les moyens de la francophonie audiovisuelle

Dans ce contexte, la thématique de notre prochain atelier portera sur :

France et Francophonie, ou comment se positionner face au marché ?

Pour en débattre nous aurons l’honneur de recevoir:

  • David MIGNOT, Directeur Général Afrique de Canal+
  • Jacques KRABAL, Député de l’Aisne et Secrétaire général parlementaire de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (A.P.F.)
  • Christian CAPPE, Président de l’Union Francophone et Délégué Général du Festival des Créations Audiovisuelles de Luchon
  • Amobé MEVEGUE, animateur, journaliste et producteur, PDG de la chaîne de télévision panafricaine Ubiznews.
  • Severine LAURENT, Consultant-Expert des industries culturelles et créatives en Afrique sub. francophone, Présidente de la Commission Francophonie de l’OTA, animera l’échange.

Les débats s’animeront autour des enjeux suivants :

  • Etat des lieux de la Francophonie aujourd’hui
  • Belgique, Québec, Suisse : quels formats s’exportent le mieux ?
  • Les défis du marché audiovisuel en Afrique francophone : focus sur la stratégie chinoise
  • Quels sont les atouts et les freins pour un développement sain des acteurs français en Afrique francophone ?
  • Comment financer une production de qualité en Afrique francophone ?
  • Politique audiovisuelle française dans la francophonie : quelles recommandations ?

Pour rappel, nos ateliers réunissent dirigeants, personnalités politiques et décideurs des grandes entreprises médias et audiovisuelles. Ils permettent d’échanger sur les principaux sujets de l’actualité du secteur et de se projeter sur les transformations à venir, voir faire émerger des solutions opérationnelles pour faire face aux nouveaux enjeux qui se présentent.

Pour vous inscrire : events@o-t-a.fr
Merci de nous communiquer lors de votre inscription vos date et lieu de naissance.

Les adhérents de l’OTA auront la priorité pour l’inscription à cet évènement.

Si vous souhaitez soutenir et adhérer au think tank audiovisuel de référence, il vous suffit de remplir ce formulaire.

Acte 2 de la Réforme Audiovisuelle : « Contenus et Souveraineté Culturelle »

Le président l’OTA tient à remercier tous les participants pour leur présence à la première Matinale de la saison 2019/2020.
Celle-ci avait pour thème « Réforme Audiovisuelle – Acte 1 : Contrôle et Régulation »
Celle-ci s’est tenue jeudi 10 octobre dans les Salons de la Questure de l’Assemblée nationale.

Il convient de remercier nos conférenciers.
Ils ont répondu à notre invitation malgré leur emploi du temps.
Ils ont été d’un professionnalisme hors norme, et leur implication dans ce débat a été particulièrement interessante.

Nous organisons à la suite de ce petit-déjeuner l’Acte 2 de la Réforme Audiovisuelles : « Contenus et Souveraineté Culturelle »

Nous vous donnons rendez-vous pour l’Acte 2 qui aura pour thème: Réforme Audiovisuelle : « Contenus et Souveraineté Culturelle » 
Le débat sera évoqué le Jeudi 28 Novembre 2019 de 8h à 10h.
Une fois encore ce débat se déroulera dans les Salons de la Questure de l’Assemblée nationale.
Pour cet échange, nous aurons la joie de recevoir comme intervenants :

  • Gerald-Brice VIRET, Directeur Général des Antennes et des Programmes du groupe Canal+ et Directeur de Canal+
  • Laurent-Eric LELAY, Directeur des Sports de France Télévisions
  • Bruno FUCHS, Député du Haut-Rhin et rapporteur de la loi sur la réforme audiovisuelle
  • Christophe KOSZAREK, Président-fondateur de Jara Production et fondateur de l’UJPI (Union des jeunes producteurs et créateurs indépendants)

Réservez d’ores et déjà cette date en vous inscrivant à l’adresse suivante: events@o-t-a.fr

News- UN MANIFESTE POUR BOUGER LES LIGNES

L’OTA soutien l’organisation de la Coupe du Monde de Rugby 2023

Le Comité d’Organisation de la Coupe du Monde de Rugby France 2023 a dévoilé ce dimanche un manifeste intitulé « Bougeons les lignes ! », paru en supplément du Journal du Dimanche.


À 4 ans jour pour jour de la finale du Mondial 2023 qui se déroulera au Stade de France le 21 octobre 2023, ce document de 32 pages décrit la vision, l’ambition et les engagements de la Coupe du Monde de Rugby France 2023, et la détermination du Comité d’Organisation d’en faire un acte majeur pour le rugby, pour la France et pour le monde.


GAGNER PAR LA FORCE DU COLLECTIF

Suite au parcours du XV de France au Japon, nous sommes fiers de ces Bleus qui, sur le terrain, ont montré de la solidarité, du courage et de l’inspiration. Autant de vertus que partage le Comité d’Organisation France 2023.


Avec la publication de ce manifeste, le Comité d’Organisation France 2023 prend l’engagement de porter la Coupe du Monde de Rugby sur les terrains de rugby et au-delà, vers ceux du développement durable, de la culture, de l’éducation, de l’inclusion, de l’innovation ou du développement des territoires. Autant de défis qui dépassent le sport et qui seront relevés collectivement au cours des 4 prochaines années avec le soutien des acteurs sportifs, politiques, économiques, médiatiques, touristiques.


« Bougeons les lignes ! » donne également la parole à sept personnalités, venues d’horizons différents, partageant l’ambition de contribuer à changer les choses avec la Coupe du Monde de Rugby 2023 : Sofiane Chellat, Boris Cyrulnik, Maud Fontenoy, Olivier Mantei, Jean-Marc Mormeck, Safi N’Diaye et Jean-Pierre Rives.

Tribune – Droits voisins : un Netflix de la presse française serait plus efficace

OPINION. De la même façon que la démocratie donne au peuple le pouvoir de décider de leurs destins, nous Européens, devrions penser à créer notre Netflix de la presse, et pourquoi pas nous, Français, celui de la francophonie. Par Bernard Chaussegros, président de l’Observatoire de la transformation audiovisuelle.

Bernard Chaussegros

Au moment même où la France s’apprêtait à devenir le tout premier pays à transposer dans sa loi la directive européenne sur le droit d’auteur, l’institut Sapiens publiait une note intitulée « Droits voisins, et maintenant ? ». Elle essayait de montrer que le texte n’était pas la victoire que beaucoup célébraient, mais laissait en réalité de nombreuses questions en suspens. Il était illusoire d’imaginer que les GAFA allaient se plier aisément aux injonctions des Européens et redonner à notre presse moribonde les moyens de profiter enfin équitablement de la manne publicitaire du numérique.

L’histoire récente nous enseigne typiquement à quel point Alphabet, la maison mère de Google, est passé maître dans l’art de contourner les obstacles européens, à défaut de les repousser. Même les récentes victoires engrangées par la pugnace et très redoutée commissaire européenne Margrethe Vestager doivent être relativisées.

Google a fait appel, ce qui gèle pour l’instant le paiement des amendes. Les mesures provisoires, quant à elles, sont si légères qu’elles ne doivent guère inquiéter. Ainsi, alors qu’il croyait pourtant avoir remporté la victoire décisive, le champion français Qwant a dû très vite déchanter.

L’ouverture d’Android à d’autres moteurs de recherches que celui de Google serait certes bientôt possible lors de la première installation d’un smartphone Android par l’usager, mais la possibilité de lui être proposé comme une des 4 alternatives à Google Search ferait l’objet d’enchères au plus offrant. Bref, comme au Poker, il faut payer pour voir et pour jouer.

Quand le piège se referme…

Et c’est précisément là que le piège se referme inexorablement : les GAFA revendiquent, comme la presse le ferait d’ailleurs, le fait qu’ils génèrent de l’audience (ou des usagers, c’est selon), et que cela a donc un prix pour qui veut en profiter, qu’il s’agisse d’annonceurs, ou de développeurs d’applications concurrentes. Quoi de plus libéral au fond ?

Plus de 20 ans avant Google, Microsoft avait déjà montré le chemin en résistant, puis finalement en annihilant, les effets le concernant de décisions européennes en matière d’antitrust.

Aujourd’hui, comment s’étonner encore du fait que dès la promulgation en France de la loi sur les droits d’auteurs votée le 25 Juillet par le Parlement, Google en ait douché les principaux espoirs et même les fondamentaux, d’un communiqué laconique qui fait finalement office de simple changement des conditions générales d’utilisation ?

« Nous n’afficherons plus d’aperçu du contenu en France pour les éditeurs de presse européens, sauf si l’éditeur a fait des démarches pour nous indiquer que c’est son souhait. Ce sera le cas pour les résultats des recherches effectuées à partir de tous les services de Google »précise le communiqué de presse.

Dit autrement, Google ne compte absolument pas rétribuer les éditeurs de presse, pas plus les Français que les autres d’ailleurs. Au contraire, si un éditeur souhaite désormais voir apparaître plus de contenu que le titre, ce sera en plus à lui de le déterminer, en conscience et par écrit. Et tout ça, sans espérer bien sûr être rétribué…

Les GAFA ? Un trou noir dans une galaxie de contenus

Au contraire, peut-être même qu’un jour, il faudra payer Google en participant pour cela, comme Qwant a dû y renoncer faute de moyens, à des enchères ouvertes pour avoir l’espoir d’être vus sur Google News dont l’ambition affichée, sans mauvais jeu de mot, est de capter l’audience de la presse qui se répartit déjà de plus en plus sur les smartphones dotés de leur système Android sur lesquels nous glanons frénétiquement ci et là un article plutôt que d’acheter un journal ou un magazine, ou de s’y abonner.

Les GAFA seraient finalement comme un trou noir dans une galaxie de contenus. Les trous noirs ont ceci de particulier qu’ils sont tellement denses et puissants, qu’on ne les voit pas, parce qu’ils absorbent tout, même la lumière.

Si les trous noirs mettent au défi les lois de la physique, les GAFA mettent, quant à eux au défi l’Europe. Un dernier exemple en date concerne le droit à l’oubli numérique cher aux Européens qui va finalement s’appliquer uniquement à l’intérieur de nos frontières.

En effet, la veille du communiqué de presse du ministre de la Culture qui dénonçait le 25 septembre 2019 la réaction de Google après la promulgation de la loi sur les droits d’auteurs et les négociations qu’elle devait permettre de déclencher, la Cour de justice de l’Union européenne tranchait en faveur de l’Américain dans le dossier du droit à l’oubli, estimant que Google n’était pas tenu de l’appliquer en dehors des frontières de l’Union.

Internet, le 4e secteur de l’économie américaine

Cette bataille du pouvoir dépasse donc le seul cadre de la presse, de l’audiovisuel, ou de l’exception culturelle. La numérisation est devenue le poumon de l’économie américaine. Pour s’en convaincre, une étude publiée le 26 septembre par un organisme proche des GAFA a donné quelques chiffres : internet a pesé 2,100 milliards de dollars dans le PIB des États-Unis en 2018. C’est désormais le 4e secteur de l’économie américaine, après l’immobilier, l’État, et juste derrière l’industrie. Ce sont aussi 6 millions d’emplois directs, et 13 millions de plus en indirect, rien qu’aux États-Unis. On comprend mieux dans ce contexte que la taxe GAFA, la loi sur les droits d’auteurs, et finalement tout ce qui pourrait ralentir l’inexorable marche en avant des GAFA, sont autant de freins que le gouvernement américain va chercher à lever en pesant pour cela de tout son poids.

De la même façon que la démocratie donne au peuple le pouvoir de décider de leurs destins, nous Européens, devrions penser à créer notre Netflix de la presse, et pourquoi pas nous, Français, celui de la francophonie. La réaction de Google renforce aujourd’hui cette nécessité. Elle ouvre même un autre champ de réflexion, à savoir celui de l’éducation. Il faut apprendre aux plus jeunes à multiplier les sources d’information, mais aussi à les hiérarchiser pour mieux les apprécier, et pas seulement s’en remettre à l’intelligence artificielle que nous promettent les GAFA afin de tout faire et de tout trier pour nous, et finalement arriver à penser à notre place. L’humain doit rester maître de son destin, il doit utiliser la machine et non en être l’esclave.

Par Bernard Chaussegros