Nomination de Bernard CHAUSSEGROS à la présidence de la société PAREXI

Toute l’équipe à le plaisir de vous annoncer la nomination de  Bernard CHAUSSEGROS, à la présidence de la société PAREXI.

Bernard CHAUSSEGROS, ancien Président d’EUROMEDIA FRANCE et aujourd’hui Président de SMART CONSULTING (société de conseil en stratégie d’entreprise), expert judiciaire près la Cour d’Appel de Paris et des Cours Administratives d’Appel de Paris et Versailles, et enfin Président de l’Observatoire de la Transformation Audiovisuelle a été nommé Président de PAREXI.

PAREXI a développé un concept de « Parc Compact Premium » en collaboration avec le premier IP owner européen, MEDIA PARTICIPATIONS. Ce dernier est un des leaders mondiaux dans les secteurs de l’édition, de la presse, de la production audiovisuelle et des logiciels de loisirs.
Fort de cette association, PAREXI a pour mission de développer ce concept et de nombreux autres importants projets au niveau mondial. Pour ce faire, la société a décidé de mettre à sa tête l’entrepreneur et fin connaisseur du monde des médias et de l’audiovisuel, Bernard CHAUSSEGROS.

Bernard CHAUSSEGROS a donc été nommé, en lieu et place de Jean-Patrick DEMONSANG, démissionnaire, Président de PAREXI à compter du 02 Mars 2018. Il accompagne à ce titre un projet majeur « Le Parc Spirou Provence ».
Celui-ci ouvrira ses portes le 1er juin 2018 et permettra la création de 400 emplois directs et plus de 1500 emplois indirects.

Tribune – Léonidas KALOGEROPOULOS – Agir contre les pratiques déloyales de Google

Léonidas KALOGEROPOULOS, l’invité d’honneur de notre Think Drink du jeudi 22 mars*, a publié dans Le Figaro, une tribune qui plaide en faveur de mesures concrètes pour mettre un terme aux pratiques de concurrence déloyale de Google, tel que le pouvoir pour la Commission Européenne de prononcer des mesures conservatoires, seul instrument efficace pour préserver l’environnement entrepreneurial en Europe.

Agir enfin contre les pratiques de concurrence déloyale de Google

Malgré une récente amende record pour abus de position dominante, Google poursuit sans contrainte sa politique visant à offrir directement aux utilisateurs d’Internet des contenus qui appartiennent à autrui, sans se soucier de l’accord ou de la rétribution des propriétaires de ces propriétaires de ces contenus.
Partout ailleurs dans le monde physique, s’approprier les biens d’un concurrent afin de les offrir gratuitement à ses propres clients s’apparente à du vol. Il n’y a aucune raison pour qu’un tel comportement soit qualifié différemment dans le monde numérique.

Les initiatives de Google consistant à copier ses rivaux ne datent pas d’hier.
Par exemple, dans le secteur des comparateurs de prix, Google a copié les modèles économiques des sociétés leaders pour développer son propre service de comparaison de prix appelé Froogle. Quand Froogle peinait à décoller, Google a rebaptisé son service Google Shopping et l’a simplement placé en tête des résultats de recherche des utilisateurs, tout en reléguant les services concurrents en bas de page; en quelques mois, ces derniers ont été décimés et le service Google est devenu le nouveau numéro un mondial.

Cette initiative flagrante de concurrence déloyale a été instruite durant sept ans par la Commission européenne. Finalement, et sous le leadership de Margrethe Vestager, la Commission européenne a infligé une amende de 2,3 milliards d’euros à Google et a demandé la mise en place de remèdes pour corriger ces pratiques déloyales.
Outre le fait qu’aucune victime n’a à ce jour bénéficié de la moindre réparation des préjudices dévastateurs qui ont été subis, Google a mis en place un prétendu « remède » qui continue à lui permettre d’être en première position dans 99% des requêtes. De surcroit, et sans surprise, Google a fait appel de la décision de la Commission européenne devant la Cour européenne de justice.

Compte tenu de la stratégie de Google consistant à envoyer des milliers de téraoctets d’argumentaires pour asseoir sa stratégie de défense, l’Europe n’a rien d’autre à lui opposer que des années de procédures, pendant lesquelles ses pratiques déloyales continuent de dévaster des marchés entiers, les uns après les autres. Comme du point de vue de Google, tout va bien, pourquoi donc s’arrêter en si bon chemin ?

« S’approprier les biens d’un concurrent afin de les offrir gratuitement à ses propres clients s’apparentent à du vol. Il n’y a aucune raison pour qu’un tel comportement soit qualifié différemment dans le monde numérique ».

Ainsi, concernant les photos en ligne, Google offre gratuitement sous Google Images des photos aux illustrateurs, téléchargeables en un seul clic. Malgré la signature d’un récent partenariat avec la plus grande banque d’images mondiale, une large majorité des photos indexées sont puisées sur des sites des agences photos, des photographes ou éditeurs, ainsi que sur les sites de leurs clients sans tatouage numérique. Ceux qui aspiraient à commercialiser ces images sur Internet voient ainsi leur audience confisquée.
Certains prétendent que cette gratuité serait bonne pour le consommateur. Si cet argument est était valable, pourquoi ne pas ouvrir une caisse Google dans les supermarchés qui distribuerait toutes les marchandises gratuitement… pour « le bien du consommateur »?
C’est pourtant bien ce que subissent désormais les producteurs de photo, qui volent leurs images utilisées allégrement sur Internet sans aucune forme de compensation ou de mécanisme d’autorisation.

Autre exemple, celui des marques d’établissements touristiques. Depuis longtemps, Google vend à Booking.com et à Expedia.com les noms des hôtels et restaurants qui ne parviennent plus à apparaître avec leurs propres sites dans les résultats des recherches des internautes. C’est Google qui encaisse les milliards de revenus de ces ventes, pas ceux qui détiennent les marques vendues. Comment appelle-t-on le fait de commercialiser les biens d’autrui sans son consentement ? Que dire du fait que Google fournit aux utilisateurs des condensés d’articles de presse (les « snippets ») qui résument l’essentiel des informations contenues dans ces articles et qu’il devient donc inutile de consulter sur le site de l’éditeur ? Par exemple, plutôt que de diriger un utilisateur vers les sites des éditeurs de presse pour comprendre comment fonctionnent les aides personnalisées au logement (APL).
Google va vous livrer l’essentiel de l’analyse réalisée par les meilleurs experts, enrichie des « questions fréquemment posées » permettant d’obtenir des détails supplémentaires… toujours sans se rendre sur les sites qui contiennent les informations utilisées… et qui ont rémunéré les experts en question.

Google garde ainsi les internautes chez lui, et ne joue plus le rôle d’intermédiaire pour diriger les utilisateurs vers toute la richesse des sites accessibles sur Internet. Il les capte et leur offre directement des contenus produits par d’autres, les dépossédant de tous leurs droits, notamment de leurs droits d’auteur. Grâce à Google Home, Google sera même en mesure de lire n’importe quelle réponse à une requête d’un utilisateur à voix haute dans son salon. Des réponses que Google ne sera jamais donné la peine de produire, mais qu’il aura trouvées ailleurs et sait très bien valoriser ! Ces pratiques destructives de tous les fondements du droit de propriété ont permis à Google de peser à New York plus 540 milliards de dollars de capitalisation boursière…

En effet, grâce à toutes ces informations qui sont « offertes gratuitement », Google capte le temps de présence des internautes sur ses sites, d’une durée qui s’allonge d’autant plus qu’on a plus besoin de se rendre sur les sites produisant l’information. Cela a permis a Google, avec Facebook, de capter près de 80% de la valeur publicitaire des annonceurs sur Internet (et 90% sur le mobile), soit 2,7 milliards d’euros en 2017. Leur part prise dans la croissance de la publicité digitale était de 92% en 2017, c’est-à-dire qu’ils captent à eux deux, sans partage, toute la croissance du seul segment publicitaire qui progresse.

Les pratiques exposées ci-dessus doivent être regardées sous le prisme de l’abus de position dominante conduisant à une concurrence déloyale. Elles doivent pouvoir être interrompues en quelques semaines par la Commission européenne en la dotant du pouvoir de prononcer des mesures conservatoires permettant de prohiber sans attendre de telles pratiques.

  • Léonidas KALOGEROPOULOS est nommé délégué général de l’Open Internet Project (OIP), association européenne créée en 2014 pour combattre les abus de position dominante sur le marché numérique européen. Elle compte au nombre des plaignants dans les dossiers « shopping » et « Android ».

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