CR – Charte éthique Jeux télévisés – George V – 21.11.2017

Présentation d’une charte d’éthique proposée par l’OTA aux acteurs de l’audiovisuel au bénéfice de jeux télévisés irréprochables

Mardi 21 novembre 2017, dans le légendaire hôtel parisien George V, les acteurs du secteur de l’audiovisuel*, se sont réunis pour présenter un projet de charte éthique à la presse.

Les jeux télévisés : un climat de confiance à rétablir

Les échanges de cet atelier ont d’abord insisté sur la nécessité faire en sorte que les doutes soient levés sur l’authenticité des jeux. Dans un secteur où les enjeux financiers sont considérables, le lien de confiance entre le public et  les jeux télévisés est en effet essentiel.

Alors que l’on constate aujourd’hui un véritable besoin de transparence comme le révèlent différentes affaires récentes, le secteur des jeux (producteur et diffuseur) doit prendre conscience de cette exigence nouvelle afin d’apporter les correctifs nécessaires.

Ce constat étant partagé par tous, l’existence de nombreux textes de loi visant la corruption ou le conflit d’intérêt a été rappelée. Ces textes doivent être mieux appliqués, en particulier dans le domaine de l’audiovisuel. Il serait également souhaitable de mettre en commun les expériences déjà menées. Ainsi au sein des sociétés anglo-saxonnes, des chartes déontologiques ont été mises en place avec des référents bien identifiés au sein de chaque société dans le but essentiellement de préserver les intérêts des ayants droits. Chaque étape du jeu est déterminée et les règles s’appliquent de la même manière quel que soit le diffuseur. Ainsi pour certain jeu, la charte éthique apparaît à chaque paragraphe correspondant à chaque phase de jeu. En France, nous sommes très loin d’une telle situation.

Le flou existant en France autour de la déontologie des jeux est également à mettre en parallèle avec l’absence de contrôle exercé par le CSA. Les jeux étant considérés comme des émissions de flux et non comme des œuvres culturelles, le régulateur ne s’est jamais véritablement intéressé à la problématique d’une éthique irréprochable dans les jeux télévisés. La création d’un label sous son égide pourrait répondre aux interrogations actuelles.

La difficulté à mettre ce sujet sur la place publique (les éditeurs-diffuseurs ainsi que les producteurs sont peu réactifs) démontre à l’évidence qu’il existe un problème de prise de conscience. Il s’agit pourtant bien de protéger nos propres productions et de favoriser leur exportation.

Présentation du projet de charte éthique détaillée ICI

Article paru dans Le Monde ICI

Article paru dans Satellifax ICI

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*Olivier CHIABADO, des membres du CSA, des représentants du groupe CANAL PLUS, et les acteurs du secteur (TV CONSULT,…)

ITW – Didier DIAZ, Président de la FICAM – Coupe du Monde 2023 et médias

Coupe du monde de Rugby 2023 et médias : l’occasion pour la France de montrer qu’elle a d’incroyables talents

Rencontre avec Didier Diaz, président de la FICAM

 

La situation internationale et les bouleversements que va connaître l’Union européenne sont une chance pour la France et le Grand Paris de renforcer son rôle de métropole majeure du continent européen mais aussi au niveau mondial.
Si les JO promettent des retombées très importantes, la coupe du monde de Rugby en renforcera les effets. Ces deux événements se succédant feront de Paris LA ville à suivre, la cité à la mode et augmenterait encore son attractivité. A nous maintenant d’être à la hauteur de ces défis.

Bien entendu, le secteur des médias profite de ce dynamisme mais s’il est assez hétérogène, il s’agit bien définir chacune de ses composantes.

Le nombre de supports augmente et ces derniers évoluent. Le smartphone devient le support le plus utilisé, les tablettes se multiplient et la télévision demeure un vecteur majeur même si la consommation des programmes connaît des évolutions récentes.

Pour nous, un événement sportif comme la coupe du monde de Rugby doit bénéficier aux professionnels qui font le secteur des médias. Je pense notamment au cinéma qui connait une certaine dynamique avec des nouveaux complexes qui apparaissent et la télévision qui demeure le deuxième marché chez le particulier. Pour nous en particulier, il ne s’agit pas de décliner chaque production systématiquement sur les tablettes et les smartphones dont le rendu n’a rien à voir pas plus que les conditions de visionnage. Pour ces derniers, un film est défini le plus souvent par la quantité, du nombre de vues que par sa qualité. Le secteur des médias rassemblent des filières aux métiers, logiques et utilisations très divers.

Le cinéma français bénéficie d’un environnement très favorable avec le CNC par exemple. Nous bénéficions d’une forme de régulation qui permet de sauvegarder un savoir-faire et de conserver une qualité de films que le monde entier nous envie. Nos techniciens, comédiens, et artistes s’y retrouvent et peuvent vivre de leur travail.

Paris avec la coupe du monde de rugby va attirer de nouveau les amateurs de ce sport mais aussi des contingents supplémentaires de touristes intéressés par le patrimoine de la Ville lumière. Nous devons entrer dans une spirale d’idées qui doit bouger les lignes de nos métiers et éviter l’écueil de l’attentisme qui favorise l’immobilisme.

La France souffre régulièrement de campagnes négatives en rapport avec la cherté de la vie, la sécurité, les grèves etc… Nous allons confirmer au monde notre capacité d’organiser des événements planétaires avec une organisation et un maillage des acteurs publics et privés à la fois agiles, professionnels et prêtes à s’adapter à toutes les situations.

La France est aussi un pays dynamique et nous disposons des talents incroyables pour le démontrer à nos visiteurs et au monde entier. Si ces derniers ont parfois des réticences à venir en France, ils ont toujours des regrets d’en repartir.

Bernard Chaussegros, président de l’Observatoire de la Transformation de l’Audiovisuelle (OTA) a été très impliqué dans la candidature de la France à la coupe du monde de Rugby en 2023 et je suis très heureux que notre pays soit désigné pour l’organiser. Il est aussi un précurseur qui foisonne d’idées.

Il s’agit désormais pour les professionnels français du secteur des médias de s’organiser afin de relever les défis qui se présentent à eux. Nous avons besoin d’événements de cette ampleur pour défendre tous les métiers qui font vivre ce secteur important générateur d’un business important tant avec les médias traditionnels que les nouveaux acteurs du multimédia.

 

La FICAM (Fédération des industries du Cinéma, de l’Audiovisuel et du Multimédia), présidée par Didier Diaz, est une organisation syndicale patronale, qui regroupe environ 150 entreprises dont l’activité couvre l’ensemble des métiers et du savoir-faire technique de l’image et du son.

Les entreprises de la FICAM représentent un chiffre d’affaires global de 1 milliard d’euros et emploient plus de
10 000 salariés.
Véritable force de proposition, la FICAM représente, promeut et défend les intérêts nationaux et internationaux de la filière des Industries Techniques de la Création.

 

 

 

Communiqué – La Coupe du monde de rugby 2023 en France ! OTA et Com Media soutiens de la première heure

Coupe du monde de Rugby #France2023 : essai transformé !
UNE VICTOIRE BLEU BLANC ROUGE !

La France s’est vue confier aujourd’hui par le Word Rugby l’immense responsabilité d’organiser la Coupe du monde de rugby en 2023. L’Observatoire de la Transformation Audiovisuelle (OTA), l’Observatoire COM MEDIA et leurs partenaires s’étaient mobilisés le 9 novembre dernier pour afficher leur soutien à la candidature française.
Bernard Chaussegros et Dominique Scalia, présidents respectivement de l’OTA et de l’observatoire COM MEDIA, se félicitent de l’immense liesse que va générer cet événement mondial et des retombées économiques importantes pour l’ensemble des entreprises de la filière de l’audiovisuel et de la communication en particulier. Un premier essai a été transformé, il reste six années à notre pays pour préparer une coupe du monde qui restera gravée dans les mémoires. L’OTA et l’Observatoire COM MEDIA y prendront toute leur part.

L’OTA et l’Observatoire COM MEDIA, soutiens de la première heure.

L’OTA et l’Observatoire COM MEDIA fidèles à leurs valeurs associant rigueur, pugnacité et sens du partage avaient décidé d’apporter pleinement leur soutien à la candidature de la France. Bernard Chaussegros et Dominique Scalia, présidents respectivement de l’OTA et de l’Observatoire COM MEDIA, se sont faits les porte-paroles de l’enthousiasme des adhérents et des partenaires des deux associations. Le 9 novembre dernier, elles témoignaient de leur enthousiasme vis-à-vis de cette candidature et fédéraient toutes leurs énergies au cours d’une soirée exceptionnelle qui avait connu un grand succès.

Le dossier #FRANCE2023 l’a emporté face des projets de grande qualité. Il s’agit désormais de travailler pour cette coupe du monde de Rugby rassemble toute la planète de l’Ovalie et au-delà !!!

La coupe du monde de Rugby 2023, une occasion supplémentaire pour la France d’accélérer la croissance et la mutation de la filière de l’audiovisuel et de la communication

Cet événement majeur est une vraie opportunité qui s’ajoute aux Jeux Olympiques de Paris 2024 et constitue un deuxième succès pour notre pays.

Les retombées économiques massive pour notre pays seront conséquentes avec 450.000 visiteurs étrangers, entre 13.000 et 17.000 emplois créés et 2,3 millions de billets vendus.

Plus particulièrement pour la production télévisuelle, cette rencontre internationale générera plus 62 millions d’euros*

La France en tant que pays organisateur va bénéficier d’importantes retombées économiques directes et indirectes.

Les retombées directes comprennent les revenus de la billetterie et un surplus touristique avec l’augmentation du taux de remplissage des hôtels, des revenus des sociétés de transport et des consommations associées à la présence sur le territoire : le championnat durant 45 jours.
Les retombées indirectes englobent l’effet de visibilité du pays qui améliore son image aux yeux de tous les partenaires économiques et une meilleure attractivité des investissements étrangers dans le tissu économique. L’Etat bénéficierait également de meilleures rentrées fiscales associées aux activités supplémentaires, d’un accroissement de l’activité économique du fait des infrastructures et des équipements créés ou modernisés pour l’occasion.

La coupe du monde de Rugby #2023 est une opportunité pour notre pays et son économie, tout particulièrement la filière de l’audiovisuel et de la communication, dont les professionnels montreront une fois de plus l’étendue de leurs compétences et de leurs savoir-faire. Elle dynamisera encore plus l’innovation et favorisera l’émergence d’acteurs économiques en France grâce à la couverture extraordinaire de cet événement.
*Calcul calqué sur la part du budget de la production audiovisuelle dans la coupe du monde de football 2018 prévu par la FIFA, et appliqué au montant prévisionnel de la coupe du monde de rugby 2023 (500 millions d’euros)

La France Transforme l’essai – Une victoire Bleu Blanc Rouge – Le mot du président Bernard CHAUSSEGROS

La France Transforme l’essai – Une victoire Bleu Blanc Rouge

Le mot du président, Monsieur Bernard CHAUSSEGROS

 

Que d’effort.. Il y a le talent, sans aucun doute..Il y a aussi cette farouche envie de démontrer qu’il n’y avait pas de fatalité, que face à ce qui est établi, il y a toujours une réponse..l’abnégation, le travail, la persévérance, l’honnêteté, la justice…

Bernard LAPORTE, Claude ATCHER et leur équipe ont droit à un triple ban…et surtout à nos remerciements les plus sincères, car au delà du sport, il y a l’économie d’un pays..Accueillir cet uévènement planétaire , c’est la création d’emplois , c’est mettre en valeur les savoirs-faire de notre pays, c’est promouvoir le tourisme, c’est tout simplement montrer aux yeux du monde que la France a des ressources et qu’elle est belle..

Au nom des françaises et des français, des amoureuses et amoureux du rugby,

A toi Bernard, A toi Claude, à votre équipe…

Merci

Bernard CHAUSSEGROS

 

 

Monsieur CHAUSSEGROS a été nommé par Bernard Laporte, président du Cercle des Soutiens du projet « France 2023 », créé en mars dernier, pour accompagner le projet de candidature de la France comme pays organisateur de la Coupe du Monde de Rugby en 2023.

Bernard CHAUSSEGROS,  a donc eu pour mission de rassembler autour de lui les grandes entreprises désireuses d’associer leur image et leur notoriété à celle d’un événement sportif à échelle planétaire. Pour relever l’ambitieux défi, il s’est appuyé sur ses connaissances approfondies et ses réseaux puissants dans les secteurs concernés.

 

 

 

 

« Les cahiers de l’audiovisuel » – Bernard CHAUSSEGROS & Olivier BABEAU – En librairie le 1.12.2017

Les cahiers de l’audiovisuel
Ouvrage coordonné par Bernard CHAUSSEGROS et Olivier BABEAU
MA Editions

En librairie à partir du 1er décembre 2017

Le monde des médias que nous avons connu disparaît sous nos yeux. Celui qui se dresse à sa place est sans commune mesure. L’image se déplace du téléviseur classique vers tous les autres médias, qui se mettent en place à un rythme inimaginable il y a seulement 20 ans. Les nouvelles générations regardent la télévision mais autrement. Partout, à n’importe quel moment et avec les moyens les plus mobiles et interactifs possibles. C’est la convergence. Les équilibres économiques de ce secteur d’activité si hétéroclite sont profondément remis en cause.

Comprendre la façon dont évolue le secteur des médias est un enjeu essentiel. La place de l’image dans nos sociétés est plus grande que jamais. Un enfant mort sur une plage touche au cœur un monde d’indifférence ; un évènement sportif mondial soulève des foules au même instant, aux quatre coins de la planète. L’image grandit notre univers. Derrière ces réussites, il y a tout un système économique à sauvegarder.

Ces Cahiers de l’audiovisuel sont le fruit des rencontres régulières de parlementaires, de professionnels de l’audiovisuel, et d’universitaires qui ont lieu depuis huit ans. Conjuguant recul théorique et connaissance intime de la réalité des pratiques, les réflexions proposées dans ces Cahiers cherchent à décrire ce secteur en pleine croissance, à mettre en évidence les axes d’évolution et à surtout proposer de façon très concrète des solutions. Toutes les dimensions y sont abordées, des enjeux liés aux progrès technologiques à ceux du financement, en passant par ceux de la production, de la diffusion, des nouveaux usages, de la régulation et du secteur public. Ces Cahiers proposent ainsi une réflexion de pointe sur toutes les facettes du secteur des médias. Ils ont l’ambition de servir de référence à tous ceux qui veulent mieux comprendre la façon dont il fonctionne et à imaginer ce qu’il sera demain.

EDITO – « Oui les GAFA sont des Media » par Laurent JABIOL

L’édito de Laurent JABIOL 

 

Laurent JABIOL est CMO (directeur marketing) de HyperPanel Lab, depuis 2012.
HyperPanel Lab a été créée en 1986, très vite la société a acquis une légitimité dans le domaine du multimédia. Elle est la créatrice d’un nouvel OS* pour les objets connectés.
Son parcours
– 30 ans d’expérience dans la high-tech, dont 20 dans la Télévision Numérique. 17 brevets déposés.
– Co-fondateur, puis CEO pendant 10 ans de NEOTION, concepteur de micro-processeurs, et pionnier des Modules de sécurité et MPEG-4 pour les opérateurs TV et Télécom.
– Membre fondateur du Standard CI-Plus déjà déployé depuis 2008 sur plus de 500 millions de téléviseurs et décodeurs.

L’édito – « Oui les GAFA sont des Media »

En 2004 – au moment précis où Mark Zuckerberg se consacrait exclusivement au lancement de sa start-up FACEBOOK qui enregistrera dès décembre son premier million de membres – nombreux étaient ceux qui en France se montraient au contraire absolument scandalisés de ce que Patrick Le Lay ose déclarer que TF1 vendait à Coca-Cola du temps de cerveau humain disponible.

Loin d’être offensant, ses propos étaient au contraire emprunts de réel pragmatisme et demeurent très actuels. Ils méritent donc, 13 ans après, d’être ici rappelés avec précision: « Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ”business”, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (…). Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible (…). Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité. C’est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l’information s’accélère, se multiplie et se banalise ».

Ainsi parlait Patrick Le Lay.

Le temps a depuis fait son œuvre, et les réseaux sociaux et autres plate-formistes Internet d’envergure mondiale le reste. Ils accèdent – parce qu’on leur donne sans compter- à des données personnelles toujours plus intimes, et ont vocation à les capter dans tous les recoins de notre vie sociale et privée, et ce en se positionnant comme le font les GAFA dans nos Smartphones, puis nos téléviseurs, nos maisons, nos voitures, et bientôt nos villes, et à terme, à grand renforts d’algorithmes d’intelligence artificielle, dans nos consciences. Et les annonceurs ne s’y trompent pas si on en juge par la formidable croissance des revenus publicitaires de Facebook ou d’Alphabet (Google).

Il n’est pas ici question de s’en émouvoir, car personne n’est obligé de s’hyper connecter, de poster des messages, des photos ou des vidéos sur Facebook, Twitter ou YouTube, ou de faire des recherches sur Google, des achats sur Amazon, …, pas plus d’ailleurs que les téléspectateurs de 2004 n’étaient forcés de regarder TF1. La clé, est et restera toujours l’attractivité et l’expérience utilisateur.

Ça les GAFA l’ont parfaitement compris, et après avoir préempté le champ numérique de l’Internet, ils bataillent désormais âprement pour dominer celui de la Télévision, dont le temps d’audience quotidien supplante encore de loin celui que l’on passe sur le Web. Or sans mode connecté, le principe même de l’hyper personnalisation et de l’extrême segmentation qu’offrent les GAFA aux annonceurs disparaît. Leur credo est donc clair : plutôt que l’antenne TV, c’est et ce sera Internet et le Cloud, et rien que le Cloud.

Force est de constater que cette démarche stratégique et cette nouvelle appétence audiovisuelle des acteurs du Web et des usagers façonnent irrémédiablement l’Internet. Selon une étude récente publiée par Cisco, la vidéo qui occupait déjà l’an passé 73% du trafic Internet mondial, en pèsera 82% à l’horizon 2021. Or dans le même temps, le trafic total va presque quadrupler, passant de 49 exabytes à 187 exabytes. La bataille pour l’audience TV est donc totale, et bien réelle.

La multiplication exponentielle du trafic vidéo sur Internet capte naturellement un audimat toujours plus large. Mais au contraire de ce que l’on pourrait à prime abord penser, le périmètre culturel se restreint mécaniquement, et irrémédiablement. Si l’on prend le cas de YouTube – grâce à qui tout un chacun peut pourtant penser devenir un hit mondial – les chiffres parlent d’eux mêmes : en 2016, 1% des créateurs réalisaient 94% de l’audience cumulée, ce qui veut dire que 99% des contributeurs atteignent ensembles et péniblement 6% de part de marché. Et ce resserrement extrême s’applique aussi aux stars des réseaux sociaux elles-mêmes. Sur YouTube comme sur Facebook, parmi ceux des contributeurs stars qui réalisent plus de 10 millions de vues, les quelques 25% qui dépassent les 50 millions captent à eux-seuls 70% de ce trafic premium et rémunérateur.

Dans ce monde que les GAFA veulent tout IP, la dérégulation est la règle, et la construction des réseaux de diffusion audiovisuels, voire la réalisation des contenus, supportés par d’autres, tout comme Uber ou AirBnB s’appuient sur les investissements de leurs affiliés individuels pour se développer partout sans devoir supporter directement les coûts d’infrastructures matérielles. A titre d’exemple, Netflix qui n’installe pas de fibre, et ne loue pas de capacité satellitaire ou hertzienne non plus, occupe pourtant seul plus de 30% du trafic Internet aux Etats-Unis. Ce sont les Telcos qui en supportent les coûts de diffusion, et derrière eux et de façon mutualisée, tous les internautes, qu’ils soient d’ailleurs ou pas abonnés à Netflix.

C’est une des raisons, même si ce n’est pas la seule, pour laquelle aucun géant mondial de l’Internet n’offre de services audiovisuels en Broadcast. Dans la même veine, ni Apple, ni Roku, ni Amazon, ni Google ne proposent non plus de décodeurs IP véritablement hybrides qui soient dotés d’un tuner TNT, Satellite ou câble. Mais les choses sont en train de changer. A défaut de savoir ou de vouloir développer des solutions Broadcast qui par nature obéissent à des itérations de standards différents par pays, Google est néanmoins en train de préempter le marché des décodeurs TV et des Téléviseurs en imposant ANDROID TV. A charge alors aux industriels de gérer eux-mêmes les personnalisations et contraintes techniques, réglementaires et logistiques induites par le fait d’intégrer aussi des tuners Broadcast pour répondre aux contraintes marché locales. Google s’occupe du reste, à savoir l’expérience utilisateur, le magasin d’applications (et avec lui la mise en avant des services maisons comme YouTube), et le tiroir caisse, qu’il s’agisse aujourd’hui de l’achats d’Apps, ou demain de l’accès à la méga plateforme d’intelligence artificielle du Groupe. Car oui, après avoir vendu du temps de cerveau humain aux annonceurs, c’est nous les usagers qui le confions aujourd’hui aux GAFA pour le gérer. Cette guerre pour le contrôle du téléviseur dans l’idée d’en faire un point d’ancrage de l’accès aux services Cloud d’intelligence artificielle n’a évidemment pas laissé Amazon indifférent. En tant que leader sur le Cloud, Amazon s’appuie sur son assistant vocal Alexa pour s’insérer dans les décodeurs et les téléviseurs. D’ailleurs, l’américain TiVo qui se présente comme l’inventeur du magnétoscope numérique, vient de sortir fin Octobre 2017 deux décodeurs hybrides (IP et Broadcast) munis de l’interface de commande vocale Alexa d’Amazon.

Et ne nous y trompons pas. Mesurer en temps réel qui regarde quoi, sur quel(s) écran(s), et recouper tout cela sur plusieurs équipements et services, dépasse la seule praticité. A terme, on peut craindre qu’il ne s’agisse plus seulement de vendre du temps de cerveau utile aux annonceurs, mais de leur vendre des espaces de cerveaux modelés.

Et là, bizarrement, plus personne pour s’en émouvoir. Du moins pour l’instant.

C’est pour cela qu’il convient de réfléchir très vite au fait de caractériser enfin comme il se doit les GAFA de media, et derrière de les contrôler et de les taxer localement en conséquence.

Début Octobre 2017, Sheryl Sandberg, Directrice Générale et n°2 de Facebook, affirmait dans une interview que Facebook n’est pas un Media car c’est une société d’ingénieurs et de techniciens. Mais alors, comment caractériser une société qui comme Facebook distribue des fils infos à des milliards d’individus tous les mois, qui est une source majeure d’informations pour ces derniers, qui réalise des milliards de dollars pour des publicités insérées à côtés d’articles et de vidéos, qui payent des consultants reconnus pour produire des contenus exclusifs, et qui se positionne désormais pour acquérir des droits, y compris sportifs ? Faut-il attendre qu’une Coupe du Monde de football soit un jour en exclusivité sur Facebook pour réagir ? Cela est loin d’être un pur fantasme. Au contraire, même chez nous en France, la Ligue de Football Professionnel, a admis en Mai dernier que les droits de la Ligue 1 pourraient intéresser les GAFA à la faveur de leur remise en jeu après 2020. Cette annonce ne doit surtout pas être considérée comme une simple déclaration provocatrice destinée à faire monter les enchères : les GAFA ont des moyens quasi illimités, et l’attractivité croissante de notre championnat depuis l’arrivée de Neymar, et sans présager du prochain parcours du PSG en Champions League, décuple leur voracité à capter bien plus que l’audience: ils cherchent à sonder nos émotions et nos passions aux moments où elles s’expriment le plus pour mieux nous rentabiliser auprès d’une myriade d’annonceurs.

Or si nos concitoyens comprenaient, parce que la réglementation venait à évoluer, que les réseaux sociaux sont bel et bien des media à part entière, alors ils feront aisément la différence entre ceux qui sont régulés et qui ne monétisent que notre audience et non pas nos données intimes, et les autres. Mieux, ils feront le distinguo entre ceux qui soutiennent la production audiovisuelle locale de contenus, et les autres.

La chance des opérateurs historiques français de l’audiovisuel, c’est de pouvoir se projeter dans un environnement bien plus vaste que le périmètre de régulation national: en l’occurrence celui de la Francophonie. Songeons plutôt que 40% des terriens seront Africains en 2100. Là-bas, le nouveau chantier audiovisuel c’est le Broadcast numérique et non pas l’IPTV. C’est un secteur que les GAFA ne savent pas exploiter, et c’est une chance pour nos acteurs audiovisuels nationaux et historiques qui peuvent, en favorisant l’émergence de relais locaux, demain d’alter ego, développer non seulement la distribution, mais aussi la création et la pluralité, face au resserrement culturel et dérégulé venu d’ailleurs.

 

*OS = OS =Operating system / en français SE = Système d’exploitation

ITW – Patrick BEZIER, directeur général AUDIENS – Impact coupe du monde rugby sur audiovisuel #France2023

L’ impact d’une coupe du monde de rugby en France sur le secteur de l’audiovisuel

Rencontre avec Monsieur Patrick Bézier, directeur général Audiens

 

La coupe du monde de rugby si elle devait être organisée en France en 2023 serait une opportunité pour notre pays et son économie et tout particulièrement le secteur de l’audiovisuel dont les professionnels montreraient l’étendue de leurs compétences et de leurs savoir-faire.

Bien entendu d’ici 2023, les médias auront créé de nouvelles activités aussi bien pour les supports les plus classiques que ceux en rapport avec les technologies du numérique.

La France est considérée dans bien des domaines comme précurseur tant sur le plan des techniques que celui de la création artistique. Elle dispose d’un cadre légal et réglementaire qui assure aux professionnels du secteur de l’audiovisuelle de pouvoir exercer leur métier avec talent et ce pour la juste rémunération.

La coupe du Monde de Rugby serait à plus d’un titre une vitrine de ce que la France peut réaliser et les industries de l’audiovisuelle constituent de fait un vecteur majeur pour diffuser ce message auprès des visiteurs étrangers et de la planète entière.

Communiqué de presse – #France2023

Coupe du monde de Rugby 2023

La communication, un pilier de l’économie française en plein rush

Le 15 novembre 2017 sera désigné le pays organisateur de la Coupe du monde de rugby 2023. L’Observatoire de la Transformation Audiovisuelle (OTA), l’Observatoire COM MEDIA et leurs partenaires se mobilisent pour afficher leur soutien à la candidature de la France à l’organisation de ce prestigieux évènement, augurant des retombées économiques importantes pour les entreprises de la filière de l’audiovisuel et de la communication, et témoigner de leur volonté de faire gagner notre pays !

Une finale qui s’ouvre aujourd’hui, face à l’Afrique du Sud, et rien n’est perdu !
En effet, les recommandations techniques de World Rugby viennent d’être publiées : elles positionnent l’Afrique du Sud comme étant la nation la mieux placée pour accueillir l’édition 2023. La France arrive en 2ème position et est classée 1ère sur le critère économique et financier.

La Coupe du monde de Rugby 2023 : une occasion pour la France d’accélérer la croissance de son économie
Cette Coupe du monde de Rugby serait un événement majeur pour la France et une vraie opportunité une année avant les Jeux Olympiques de Paris 2024.

Elle engendrerait des retombées économiques massive pour notre pays avec 450.000 visiteurs étrangers, entre 13.000 et 17.000 emplois créés et 2,3 millions de billets vendus.

Plus particulièrement pour la production télévisuelle, cette rencontre internationale pourrait générer plus 62 millions d’euros*

La France en tant que pays organisateur bénéficierait d’importantes retombées économiques directes et indirectes.
Les retombées directes comprennent les revenus de la billetterie et un surplus touristique avec l’augmentation du taux de remplissage des hôtels, des revenus des sociétés de transport et des consommations associées à la présence sur le territoire : le championnat durant 45 jours.

Les retombées indirectes englobent l’effet de visibilité du pays qui améliore son image aux yeux de tous les partenaires économiques et une meilleure attractivité des investissements étrangers dans le tissu économique. L’Etat bénéficierait également de meilleures rentrées fiscales associées aux activités supplémentaires, d’un accroissement de l’activité économique du fait des infrastructures et des équipements créés ou modernisés pour l’occasion.

La coupe du monde de rugby si elle devait être organisée en France en 2023 serait une opportunité pour notre pays et son économie, tout particulièrement la filière de l’audiovisuel et de la communication, dont les professionnels montreraient l’étendue de leurs compétences et de leurs savoir-faire. Elle dynamiserait l’innovation et l’émergence d’acteurs économiques en France grâce à la couverture permise par la Coupe du monde de Rugby.

Le 9 novembre : fédérons nos énergies autour de la candidature de la France !
A J-6 avant l’annonce du grand vainqueur, l’Observatoire de la Transformation Audiovisuelle (OTA), l’Observatoire COM MEDIA et leurs partenaires souhaitent mobiliser leurs adhérents et leurs écosystèmes de la filière de la communication et de l’audiovisuel.

Rejoignez-nous pour fédérer toutes nos énergies autour de la candidature de la France à l’organisation de ce prestigieux événement, augurant des retombées économiques importantes pour notre filière.
Nous vous invitons à partager avec nous une soirée exceptionnelle, en présence des acteurs du dossier #FRANCE2023. Nous comptons vivement sur votre présence et votre soutien !

Vous êtes déjà nombreux à avoir répondu présents, et à manifester votre envie de soutenir ce projet France2023, et nous vous en remercions !